CURIOSITES de la nature, comportements étonnants, adaptations, petites histoires amusantes ...

Voici quelques petits textes sur les curiosités de la nature. 
      
Adaptation et comportements étonnants
  
 
 LES  OISEAUX
novembre 1869JPG novembre 8525 jpg novembre 8803 jpg novembre 8854 - Copie novembre 9815
   
L'oiseau qui ne se pose presque jamais
Les martinets noirs ne se posent que pour nicher une fois par. Ils passent l’essentiel de leur existence en vol, que ce soit pour se nourrir, pour dormir et même pour s’accoupler ! Ils peuvent voler en piqué à grande vitesse, certains ont été chronométrés à 160 km/h et peuvent même pendant quelques secondes pousser des pointes à 200 km/h. Ils peuvent aussi monter très haut dans le ciel, jusqu’à 900 m parfois 1200 m et parfois plus ! Ils parcourent dans une journée 800 ou 900 km d’affilée. Leur technique pour dormir : ils battent des ailes pendant 4 secondes, se reposent en planant 3 secondes, rebattent des ailes 4 secondes pour reprendre de l’altitude et ainsi de suite !
 
 
 
 
Les bébés martinets
Les bébés sont programmés pour survivre au manque de nourriture.
Lorsqu’il pleut, les parents ne peuvent plus trouver d’insectes pour nourrir leurs jeunes. Heureusement ces derniers sont capables de survivre 2 jours entiers sans nourriture ! ce qui est très rare chez des petits oiseaux. Lorsque les conditions sont bonnes les parents les gavent littéralement pour qu’ils soient les plus gros possible et constituent des réserves de graisse. Mais pour économiser ces réserves, le soir, les bébés martinets perdent conscience, sombrent dans une sorte d’hibernation toute la nuit, la température de leur corps n’est plus que de 5°, la respiration chute ! Le matin ils se réchauffent en moins d’une demi-heure !
 
 
 Phalarope-a-bec-etroit.jpgLes Phalaropes

Des oiseaux limicoles assez petits qui ont des mœurs très curieuses. Le couple fait le contraire des autres oiseaux ! La femelle se bat pour un mâle, parade devant le mâle, le mâle couve les œufs et élève les petits !

 

 

Le coucou gris

L’évolution a pourvu certaines chenilles de poils urticants pour dissuader les oiseaux de les manger. Mais le coucou a trouvé une parade : son estomac est doublé d’une muqueuse particulière dans laquelle viennent se ficher les poils des chenilles. Une fois que l’estomac est entièrement tapissé de poils, la muqueuse se détache et est expulsée par voie orale, découvrant une nouvelle muqueuse prête à l’emploi ! Il adore les chenilles processionnaires !

 

 

Le parasitisme du coucou

Quand une femelle a été fécondée, elle guette les allées et venues des passereaux qui ont débuté leur ponte. Dès que la voie est libre, elle se précipite pour pondre son œuf. Comme elle est bien trop grosse pour le nid de l’espèce-hôte, elle devra laisser tomber son œuf au risque de le casser. Mais la nature est bien faite et l’évolution l’a dotée d’un cloaque terminé par une sorte de prolongement qui permet à l’œuf d’être déposé délicatement !

  De plus, chaque femelle de coucou a tendance à être spécialiste d’une espèce-hôte, au point que ses œufs ressemblent à ceux de l’hôte !

Il restera au bébé coucou nouveau-né à éjecter les œufs et poussins de l’hôte.

Le coucou geai est aussi parasite en France (de la pie). Il existe dans le monde une petite centaine d’espèces d’oiseaux parasites.

 

 

 

 

 

novembre 2052 jpg   La nouvelle migration des fauvettes à tête noire

Il y a 20 ou 30 ans les fauvettes à tête noire, nichant en Grande Bretagne, passaient l’hiver en Europe du sud-ouest et en Afrique du nord.

Grâce au bagage des oiseaux, on a pu constater que ces oiseaux passent maintenant la saison froide de plus en plus dans les îles britanniques, ceci grâce aux jardins qui sont mieux pourvus de nourriture et aux hivers moins rigoureux.

Le plus extraordinaire, c’est que les scientifiques ont découvert que les nouvelles générations ont inscrit dans leur patrimoine génétique ces modifications du comportement migratoire, et cela en quelques générations d’oiseaux seulement.

 

novembre 2457   Record de migration

La migration des sternes arctiques est l’une des plus spectaculaires de la planète. Elle mène les oiseaux depuis leur aire de nidification arctique (Groenland pour les plus nordiques) jusqu’en Antarctique en hiver. On pensait qu’elles parcouraient 22 000 km (distance mesurée en ligne droite), mais en 2010, une équipe internationale a publié les 1er résultats apportés par le suivi de 11 sternes arctiques nichant au Groenland et en Islande. Les mesures dépassent ce que l’on pensait jusque là : cette espèce parcourt en moyenne 70 000 km, et même jusqu’à 81 600 km pour un des individus suivis ! Et ce périple peut être accompli pendant 10, 20 ou même 25 ans (âge record d’un individu bagué).

En 2007, le Puffin fuligineux avait détrôné la sterne arctique avec ses 65 000 km en 6 à 10 mois ! Ces deux espèces ont les mêmes lieux de nidification et d’hivernage.

 

 

 

novembre 8803 jpg   Pie bavarde

Comme tous les corvidés, c’est un oiseau très intelligent. Des expériences ont pu démontrer qu’elle est capable de se reconnaître en tant qu’individu, comme les hommes et les grands singes. Placées devant un miroir, les pies ont compris qu’il s’agissait d’elles, et ont essayé d’enlever la peinture qu’on leur avait mise !

L’indice représentant la taille relative du cerveau d’un animal par rapport à sa masse corporelle, est de 31 chez la pie, 21 chez l’homme et 8 chez le chimpanzé.

 

 
novembre-8854---Copie.JPG   Harle bièvre, harle piette et  Garrot à œil d’or
Chose originale, ils nichent dans un trou d’arbre, parfois à 12 m de hauteur ! Les petits quittent le nid 2 jours après leur naissance, en sautant dans le vide ! Comme ils sont très légers, ils ne se font pas mal à l’atterrissage !
 
 
 
novembre-8525-jpg.jpg        Fulmar boréal
Quand le poussin est emplumé et devenu bien gras, les parents ne le nourrissent plus et il reste seul. Lorsqu'il sera suffisamment affamé et qu’il aura perdu 30% de son poids il partira du nid tout seul pour se nourrir en mer. 
 
  
 
novembre-9815.JPG    Combattant varié
Il présente un dimorphisme sexuel saisonnier très important, le mâle porte une grande collerette de plumes de couleurs variables. Les parades nuptiales ont lieux sur un endroit rituel appelé « arène ».    
    En 2004, des chercheurs ont fait, grâce à l'ADN, une étonnante découverte : il existe des mâles qui ont l’apparence d’une femelle (1% des mâles) ! Ces mâles-féminins sont plus petits et vont présenter cette apparence toute leur vie. Alors pourquoi cette stratégie ? Pour s’accoupler en toute discrétion, sans combat, quand une occasion se présente !
 
 
 
novembre-1869JPG.jpg   Grèbe huppé 
Il peut régler précisément la hauteur de sa ligne de flottaison, en gonflant ou pas les sacs aériens de son abdomen, mais aussi en enfermant de l’air entre ses plumes.
Dès que tous les petits sont nés, ils partent à l’eau et les parents vont les transporter sur leur dos. Leur premier repas est du duvet, prélevé sur les parents. Ce duvet protègera l’estomac des arrêtes de poissons ! Il faudra ensuite régurgiter le tout. Ils en avaleront toute leur vie. 
 
 
 
 
novembre-1907-jpg.jpg    Les chouettes
Leur système auditif est très perfectionné. Elles s’en servent pour localiser leurs proies de façon très précise. En fait elles chassent à l’écoute. Les trous auditifs, enfin plus exactement des fentes, se situent derrière les yeux et sont cachés sous les plumes du  disque facial.
Leur disque facial, ce cercle formé de petites plumes serrées et rigides, sur le devant de la tête, est aussi très important dans la chasse, il joue un rôle de parabole, il amplifie le son émit par la proie jusqu’à 10 fois et le dirige vers les trous auditifs.
De plus, le disque est divisé en 2, au niveau du bec, et chaque moitié fonctionne de façon indépendante. Cette séparation fait écran et  sert à stopper les ondes parasites venant du côté opposé.
 
 
 
Repas des jeunes chouettes
Durant sa vie un rapace nocturne consomme des dizaines de milliers de proies. Il avale ses proies en entier dans le sens du poil, la tête la première.
Par exemple, la mère chouette Effraie donne à manger à ses jeunes les premiers jours, par petits bouts, puis vers 2 ou 3 semaines, ils avalent en entier leur proie et quelquefois ça n’a pas l’air facile ! Comme si nous avalions un chevreuil de 10 kg d’un coup !
 
 

_DSC9159-jpg2.jpg   Bécassine des marais

La femelle couve seule les œufs, le mâle guette l’éclosion et dès que les petits sont nés, il emmène les 2 premiers ! Il veillera sur eux, laissant les 2 suivants à la femelle. Mieux vaut ne pas mettre toute sa nichée dans le même panier !

 

 

Etonnants étourneaux sansonnet

Quand les fruits mûrs fermentent, en les mangeant, les oiseaux s’enivrent. Sauf l’étourneau qui résiste étonnamment aux vapeurs éthyliques. Grâce à une enzyme particulière, il métabolise 14 fois plus vite l’alcool que l’homme.

A la période de reproduction, la femelle envahit fréquemment le nid d’une voisine pendant son absence pour y pondre un œuf en surplus, puis file comme une voleuse. Dans certains cas, elle est même capable, comme le coucou, d’enlever un des œufs de sa consœur ! Ainsi elle aura quelques chances de plus de donner une descendance, sans effort supplémentaire d’élevage.

 

 

 

   Les fous de Bassan

 

Les oiseaux, en général, possèdent des narines externes, qui s’ouvrent à la base du bec et des narines internes (les palatales), car elles s’ouvrent par une fente située au milieu du palais. Une exception : les fous, ils n’ont pas de narines sur le bec, mais porte à hauteur des commissures un petit espace entre les mandibules, protégé par une lame cornée, qui assure le passage de l’air jusqu’aux narines palatales.

 

Le squelette de son crâne et du cou est adapté au choc produit lors de la plongée. Il plonge d’une dizaine de mètres de hauteur à une vitesse de 90 km/h.


 

 

 

Adaptation au froid d’altitude

 

Certain oiseaux volent entre 5000 et 10000 m d’altitude, où il peut faire moins 60°. Pour ne pas geler sur place, leur hémoglobine est d’un type particulier et fonctionne comme un antigel naturel, qui assure le maintien de la fluidité du sang.

 

 

 

 

 

L’hygiène du nid

En règle générale, le nid est relativement propre. Dans un premier temps, les adultes de nombreux oiseaux, comme chez les passereaux, transportent les sacs fécaux en dehors du nid, pour ne pas attirer les prédateurs. Ces sacs fécaux sont enrobés d’une substance gélatineuse qui assure leur cohésion. Plus tard, les oisillons se mettent en équilibre sur le bord du nid et fientent vers l’extérieur ! Chez les hérons et les rapaces diurnes, les jeunes prennent très vite l'habitude de venir au bord du nid.

 

grav DSC 0578 copie  Les techniques défense   

Les oiseaux disposent de divers moyens de défense. Les rapaces se renversent sur le dos, les pattes étant alors présentées à l’agresseur. Les grives draines recourent à une méthode originale : le bombardement ! Avec une précision redoutable, elles projettent des fientes en plein vol sur l’agresseur. Les fulmars boréaux sont capables de projeter sur un intrus le contenu de leur tube digestif, un liquide huileux nauséabond. Les gravelots, comme plusieurs espèces qui nichent au sol, utilisent « la technique de l’aile cassée », quand un prédateur s’approche du nid, un des parents fait semblant d’être blessé, en laissant pendre une aile et s'éloigne en titubant, pour détourner son attention du nid. Le hibou moyen duc fait la même chose alors qu’il niche dans un arbre ! Les sternes arctiques sont très agressives et attaquent tout intrus. Les goélands, surtout les marins, attaquent aussi et donnent des coups de bec ou d’aile.

 

 

novembre-5840-jpg.jpg  Le bain des oiseaux

Les oiseaux passent environ 5 à 10% de leur temps à se toiletter. L’objectif est de garantir la durabilité du plumage. Chaque plume est concernée. Il en va de la bonne étanchéité du plumage. Pour repositionner les barbes et barbules et pour éliminer les parasites.

Il y a les bains dans l’eau, les bains de poussière, les bains de soleil, mais aussi les bains de  fourmis pour se débarrasser des parasites !

L’oiseau se positionne, plumes ébouriffées, devant ou dessus la fourmilière. Enervées par cette intrusion, les fourmis ripostent à grands jets d’acide formique. L’oiseau est ravi, le voilà débarrassé des tiques, poux et autres parasites.

 

 

 

 
  DIVERS
La taupe et les vers de terre    

La taupe se nourrit de vers de terre, mais  comme l’hiver ils sont moins nombreux, il faut qu’elle fasse des réserves. Elle emmagasine des centaines de vers de terre dans une cachette souterraine. Mais comment les garder mangeables pendant plusieurs mois ? Elle leur coupe une partie de la tête  !

Ca ne les tue pas, mais ils vont se mettre d’eux mêmes en hibernation et resteront parfaitement immobiles des mois durant !

S’ils ne sont pas mangés à la fin de l’hiver, ils seront capables de régénérer leur partie manquante et de repartir !

 

 

novembre 6033 - Copie   Le lapin de garenne

Chaque matin, le lapin de garenne mange ses crottes directement à la sortie de son derrière ! En fait se ne sont pas des crottes mais des « caecotrophes », des petites billes brillantes que l’on ne trouve pas dans la nature comme les autres crottes de lapin. Les caecotrophes sont des petites pilules vitaminées et bourrées de protéines. A la sortie de l'intestin se trouve une de poche, où des bactéries spécialisées vont transformer l’herbe très pauvre  que le lapin mange en une pâte à haute teneur en matières azotées et riche en vitamines.

D’autres animaux pratiquent ce recyclage : le lièvre, le lapin domestique, le castor, le lemming, le Koala …

  

 

Le lièvre d’Europe : la superfétation de la hase

Il s’agit d’une particularité de la femelle du lièvre. La superfétation, ou superfoetation, est un phénomène qui permet à la hase d’être fécondable pendant sa gestation. Elle peut ainsi porter en même temps des petits prêts à naître et déjà les embryions d’une seconde portée. Cela conduit certaines femelles à être en mesure d’avoir jusqu’à 5 portées de levrauts par an. Cela n’empêche pas l’espèce d’être en régression dans de nombreuses régions de France !

 

 

Le blaireau

Le blaireau présente la particularité de déposer ses laissées (crottes) dans des petits trous de 10 à 15 cm de diamètre et profonds de 10 cm environ. Ces "pots" situés en périphérie du terrier forment des latrines et  ne sont jamais rebouchés. Ces latrines ne sont pas uniquement une marque de propreté, mais une manière de communiquer et d’éviter l’intrusion d’individus de groupes voisins.

 

 

 

novembre 5178 - Copie   L’escargot 

Il est à la fois mâle et femelle, il a les yeux au bout des antennes, 4 lèvres autour de la bouche, des dents plein la langue (radula), l’anus dans la narine ! Il bave par le pied, pond par la tête, boit par la peau. L’accouplement peut durer une dizaine d’heures. Au début de cet accouplement chaque animal envoie un dard calcaire dans la chair de l’autre !

 

 

novembre-7603---Copie.JPG   Le crapaud, grenouille et triton

Ils sont obligé de fermer les yeux pour avaler leur proie, car c’est la descente de ses globes oculaires vers la gorge qui permet la déglutition, les yeux poussent la nourriture vers le bas !

 

     

numérisation0001   Le tardigrade

C’est un animal microscopique d’environ 1 mm, qui ressemble un peu à un nounours à 8 pattes, qui marche très lentement !

Sa résistance est phénoménale et il semble indestructible.  Un tardigrade complètement desséché a été réanimé par une goutte d’eau sur un herbier vieux de 120 ans ! On en a retrouvé intacte dans des glaces estimées à 2000 ans, et ils sont revenus à la vie. On peut les plonger dans l’alcool pur, dans l’éther, dans l’hélium liquide à – 272°C, dans l’air liquide à – 190°C  durant 20 mois, les chauffer à +360 °C ! Bref les scientifiques leur ont fait endurer tout un tas de supplices sans pouvoir les détruire ! à se demander s’ils ne sont pas des extraterrestres !

 

novembre 8425 jpg   La salamandre tachetée

Dans le passé elle a inspiré bien des peurs, des croyances et des extravagances !

Il est vrai que c’est un animal extraordinaire mais complètement inoffensif. Elle peut atteindre l’âge canonique de 20 ans, voire plus. Elle est capable de régénérer une partie manquante de son corps, une patte, la queue ou même le cristallin.

La femelle possède une poche dans lesquelle elle peut stocker pendant plus de 2 ans des spermatozoïdes temporairement désactivés et nourris par des cellules spécialisées ! Elle pond de 20 à 40 larves déjà formées dans l'eau, mais n'y rentre pas complètement, car elle ne sait pas nager.

 

Pelotes de réjection

   Grand-duc.jpgChez l’oiseau, tout ce qui n’est pas digéré, les poils, les plumes, les os, les carapaces d’insectes, est recraché par le bec sous forme de pelote.

C’est au début du XXs, que certain ont commencé à étudier les pelotes des rapaces, on a pu ainsi découvrir que ce n’était pas, suivant les légendes, des mangeurs d’enfants, ça été le 1er petit pas vers la réhabilitation des rapaces. Mais il y avait encore beaucoup de travail à faire !

Beaucoup d’autres oiseaux fabriquent des pelotes de réjection : martin pêcheur, goélands, mouettes, pie, corbeau …

 

novembre 6933   La thanatose (du grec "thanatos" qui signifie "mort") est une technique de défense pratiquée par de nombreux animaux : elle consiste en une immobilisation du corps dans le but de simuler un état de mort apparente.

L'oiseau feint d'être mort comme ultime solution, quand la probabilité de fuir est très faible.

La tourterelle, la grive, les canards, la couleuvre, le martin pêcheur, certains rapaces utilisent cette stratégie …

 

 

Les couleuvres 

Elles sont inoffensives. En cas de danger, certaines couleuvres (vipérine, à collier, la coronelle girondine) peuvent se dresser en sifflant comme un serpent venimeux, tout en dégageant une odeur pestilentielle. La couleuvre à collier peut feindre la mort (thanatose) elle se retourne sur le dos, ouvre la gueule et laisse pendre la langue en imitant une rigidité cadavérique.

 

 
INSECTES

Des matériaux antiseptiques

Les fourmis rousses des bois (Formica rufa) construisent des grands nids en dôme. Elles mettent des boulettes de résine en grande quantité dans leur nid, disséminées dans toute la structure, parfois jusqu’à une vingtaine de kg ! La résine possède des vertus antibiotiques et fongicides, les fourmis protègent ainsi leur structure et leur société de la prolifération des bactéries et des champignons.

Le papillon Citron

Si quelqu’un le dérange pendant son sommeil, il utilise une ruse étrange : il se laisse tomber, les pattes serrées contre le corps, ne bouge plus, et se laisse manipuler sans réagir en imitant la rigidité cadavérique !

Pendant son hibernation, et grâce à son antigel naturel, il peut supporter des températures effroyables, descendant jusqu’à -20° et même plus.

 

novembre 5554 - Copie   Le Moro sphinx (macroglossum stella tarum)

Officiellement c’est un papillon de nuit, mais il vole de jour ! On le reconnaît facilement grâce à son vol, qui ressemble à celui d'un oiseau colibri. Il se déplace à 50 km/h, peut faire du sur place, voler en marche arrière et faire des loopings ! Il se ravitaille en vol, il se met en du vol stationnaire à 2 cm de la fleur, ses ailes battant jusqu’à 75 fois par seconde et il déploie sa trompe de 2,5 cm pour aspirer le nectar.

La nuit, il se repose dans le trou d’un vieux mur, sous des tuiles, où il va sombrer dans un sommeil très profond, comme en hibernation (le colibri fait pareil !). Le matin, pour se réchauffer, il fait doucement frissonner ses ailes et passe en quelques secondes de 9 à 34° !

 

Des papillons dans l’eau, ça existe !

Il existe quelques espèces de papillons que l’on peut qualifier d’« aquatiques ». Ils ne sont que cinq à être concernés, et tous font parti de la famille des pyrales.

Ces drôles de papillons passent leur vie dans l’eau à l’état d’œuf, de chenille et de chrysalide. Il y a même un cas où l’insecte adulte vit dans l’eau : c'est la femelle dépourvue d’ailes qui est strictement aquatique tandis que le mâle vole. L’accouplement se passe à la surface de l’eau,  la femelle doit alors sortir son abdomen à l’air libre !

 
     

Association entre insectes

Divers chenilles (d’Argus) montrent une remarquable association avec certaines espèces de fourmis. Elles possèdent en effet des glandes dorsales secrétant un miellat recherché par les fourmis. Celles-ci viennent donc « traire » les chenilles qui, en retour, bénéficient de leur protection face aux prédateurs. Il existe un cas encore plus prononcé, où les chenilles sont transportées dans la fourmilière et sont nourrit de larves de fourmis. La chenille se métamorphosera à l’abri de la fourmilière et s’envolera.

Les pucerons ont aussi ce genre de relation avec les fourmis.

    
           
 
 
LE  MILIEU  MARIN
 
numerisation0002.jpg   La sacculine
C’est un crustacé aux étranges mœurs parasites. Sa larve s’accroche à un crabe, elle le perce, y pénètre et s’y développe, ne laissant qu’une sorte de poche à l’extérieur. A force de vampiriser le crabe, la sacculine finit par anéantir sa croissance, elle épargne ses organes vitaux, mais elle détériore son système nerveux et ses glandes sexuelles. Lorsque son hôte est un mâle, elle le castre et le féminise. Si la victime est une femelle, celle-ci perd son instinct reproducteur. Le crabe peut vivre ainsi pendant 2 ans où il portera et soignera les oeufs du parasite. 
 
 
 
novembre-5526---Copie.JPG   L’étoile de mer
Elle a des bras, mais pas de mains au bout. Elle a toujours l’air allongée, mais en fait elle est debout ! Sous ses bras elle possède une multitude de petits pieds. Elle a des sortes d’yeux au bout des bras.
Lorsqu’elle trouve un bivalve, pour s’en nourrir, elle dévagine son estomac, c’est-à-dire qu’elle le retourne comme un gant et le fait sortir par sa bouche. Cet estomac, très souple, s’immisce à l’intérieur du coquillage et avale l’animal.
 
 
 
Les puces de mer
Puces de mer ou puces de sable ou talitres, ce ne sont pas des insectes mais des crustacés qui vivent dans la laisse de mer et se nourrissent des algues en décomposition. Leur problème c’est le vent, qui peut les déporter loin de leur plage natale. Heureusement, elles possèdent dans leur tête une petite boussole qui leur permet de revenir toujours droit vers la mer. Mais les plages ne sont pas toujours dans la même direction, alors comment font-elles ? Et bien chaque population de talitres a sa propre boussole adaptée à sa propre plage !
 
 
 
Bernard-l-hermite.jpg  _DSC3392-copie.JPGLe Bernard l’ermite et l’anémone
Certaines anémones vivent sur la coquille d’un bernard l’ermite. Cela leur permet de profiter des restes du repas de leur hôte tout en éloignant leurs prédateurs. Lorsque la coquille devient trop petite, le crustacé doit en trouver une plus spacieuse, il peut déménager son anémone et la mettre sur sa nouvelle maison, ou bien l’abandonner, sans conséquences ni pour lui ni pour elle.
Par contre, l’anémone Adamsia ne peut pas vivre sans son hôte. Lorsque la coquille devient trop petite, elle s’étale pour prolonger l’habitat du Bernard l’ermite, ce qui lui évite de déménager !
 
 
Les 3 terreurs de l’estran
Le pourpre, la natice et le murex perceur ont la même façon de se nourrir. Lorsqu’ils rencontrent une proie, un bivalve, ils se collent dessus, envoient un acide sur la coquille pour la ramollir, percent un petit trou avec leur langue râpeuse. Ensuite il ne reste plus qu’à introduire leur trompe pour aspirer leur proie !
 
 
novembre-8476---Copie-jpg.jpg   L’anémone verte et la limace
La petite limace de mer Aelidia papillosa  se nourrit de l’anémone verte en lui volant son venin. Ces capsules venimeuses viennent se loger dans ses nombreuses papilles dorsales, ce qui la protège de ses prédateurs.
 
 
 
novembre-5366-jpg.jpg   Le lièvre de mer
En 2 000, le prix Nobel de médecine était attribué au neurobiologiste américain Eric R. Kandel, pour ses travaux sur la mémoire.  Ce prix récompensait 40 années de recherches sur un animal presque inconnu du grand public : l’Aplysie ou lièvre de mer.
Cette limace de mer possède des neurones énormes et peu nombreux, ils sont donc plus faciles à étudier. L’Aplysie a notamment contribué à l’étude de l’apprentissage de la mémoire.    
Lorsque le lièvre de mer est dérangé, il émet un liquide pourpre, pour se camoufler. Des biologistes ont aussi remarqué que ça incite son prédateur, comme la langouste, à nettoyer leurs pièces buccales, comme s'ils avaient déjà mangé, ce qui les occupe pendant que la limace essaie de se sauver !
 
 
 
_DSC3621-copie.JPG  La kleptoplasmie
Certains organismes, incapables de fabriquer leur propre matière organique, volent l’extraordinaire invention de la photosynthèse à ceux qui en sont pourvus.
C’est le cas de la limace de mer Elysie qui se nourrit de l’algue Codium, elle ne digère pas ses chloroplastes, elle les conserve dans son corps, les laissant ainsi réaliser pendant quelques mois la photosynthèse et lui fournir les sucres dérivés.
 
 
 
 novembre-7037---Copie.JPG  Drôle de façon de se s’accoupler !
Comment s’accoupler quand on a une armure, comme les crabes ou les homards ?
Il faut attendre que la femelle mue et que la carapace tombe pour avoir une nouvelle plus grande, qui sera d’abord mole. Pour la femelle homard, quand elle mue, elle libère des phéromones qui inhibent l’agressivité des mâles et les émoustillent !
Pour certains crabes, le mâle va rester accrocher à sa femelle jusqu’à ce qu’elle mue et qu’ils puissent s’accoupler !
Pour l’hippocampe, les rôles sont inversés, c’est la femelle qui pénètre le mâle avec son tube de ponte. Une fois les ovules dans sa poche incubatrice, il les féconde et va s’en occuper jusqu’à la naissance, où il va devoir littéralement accoucher !
 
 
 
 
 
LA  GESTATION  RETARDEE
   
Fouine 
Sa reproduction est dite « d’ovo-implantation différée », caractérisée par une longue période de latence embryonnaire. L’accouplement a lieu de juin à août et les ovules fécondées se développent jusqu’au stade de blastocystes qui restent libres dans le conduit utérin (1 à 11 mois suivant l’espèce). Ils y séjournent pendant 8 mois environ avant de s’implanter dans la paroi utérine, de février à mars de l’année suivante.
Mais aussi chez : les chauves-souris, le chevreuil, l’hermine, la martre, le blaireau, les phoques …
   
 
novembre 6033 - Copie   Lapin de garenne, la femelle peut faire régresser la croissance de l’embryon et le faire disparaitre, détruit par des enzymes, si les conditions sont mauvaises
 
 
 
 
L’HIBERNATION
grand-rhinoA.JPG   Des chauves-souris : l’entrée en léthargie est progressive. Le ralentissement des fonctions vitales est lié à différents stimuli : l’horloge interne de l’animal, la température extérieure et la raréfaction des proies. Le cœur ne bat plus qu’à une dizaine de pulsations par minute, au lieu de 600. La respiration devient presque imperceptible, les apnées peuvent durer plusieurs dizaines de mn, elles ne représentent plus que 1% de la respiration de la phase d’activité. La température chute entre 0 à 10° pour se rapprocher de la température du milieu.
 
 novembre-8033---Copie.JPG  Du hérisson : la température du corps chute de 36 à 4°C environ. Toutes ses fonctions vitales ralentissent, la respiration descend à  moins de 10 mouvements respiratoires par minute, le pouls chute de 120 à 20 pulsations par minute. La composition du sang est modifiée pour le rendre plus fluide. Il a des périodes de réveil pour vider sa vessie.
       
 
 
HISTOIRES DE  NID
novembre-1989---Copie.JPG   Le troglodyte mignon : le mâle bâtit plusieurs nids, parmi lesquels la femelle choisira celui qui lui conviendra le mieux et qu’elle finira d’aménager. 
 
novembre-8583---Copie.JPG   La mésange à longue queue : elles vivent en petit groupe familial. Au printemps les jeunes femelles quittent le groupe pour se reproduire avec un mâle d’un autre groupe. Quand il est trop tard pour faire une ponte de remplacement, une femelle peut participer à l’élevage d’une nichée étrangère, parfois dans son ancien groupe.
Leur nid est un chef-d’œuvre de construction et de mimétisme. C’est une construction complètement fermée, avec une entrée latérale dans la partie supérieure. Les parois sont composées, pour l’essentiel, de mousse et de lichen soigneusement liés avec des fils d’araignée ou de cocons de chenilles et des fibres végétales. L’intérieur est garni de poils et de laine et d’une quantité invraisemblable de petites plumes.
 
_DSC5875-copie.JPG   Les hirondelles : c’est l’un des rares oiseaux à réutiliser son nid d’année en année, parfois très longtemps. De plus, pendant les jours qui suivent leur premier envol, les petits reviennent passer la nuit dans leur nid, malgré le manque de place !
Un mâle polygame peut participer à l’élevage des 2 couvées. Un mâle peut aussi aider une femelle délaissée par son compagnon. Et une femelle peut aider une autre femelle après avoir fini sa nichée !
 
novembre-0242jpg.jpg   novembre-3749--jpg.jpgPour protéger leur couvée, certaines espèces ont choisi de l’élever au fond d’un boyau creusé dans une paroi verticale de terre meuble :
L’hirondelle de rivage, le martin pêcheur, le guêpier, le rollier
 
 
 
Histoire d’œufs :
La taille des œufs est généralement  proportionnelle à celle de l’oiseau, mais ceux des plus petits sont relativement plus volumineux. Si l’on s’en réfère au poids, l’œuf du rouge gorge correspond à 14% de celui de l’adulte, tandis que celui du cygne n’en représente que 3,5%.
 
La forme
novembre-8679-jpg.jpg   L’œuf du guillemot de Troïl, souvent pondu sur une étroite corniche,  est piriforme (en forme de poire), ce qui lui évite de rouler facilement et de tomber dans le vide.
 
La taille :
Dans le monde :
le plus gros est l'oeuf d’autruche 1,2kg
le plus petit : celui du colibri (0,5g)
En France :
Le plus petit œuf est celui du roitelet huppé  0,8 à 1,1g
Le plus gros est l'oeuf de cygne : 100 à 120g
 
 
 
 
Histoires d'autres pays

Les oiseaux hibernent-ils ?

Contrairement aux mammifères, il n’existe qu’un seul oiseau capable d’hiberner, il s’agit de l’Engoulevent de Nuttall (d’Amérique du nord). Lorsqu’il fait froid, il se réfugie dans une anfractuosité rocheuse, il diminue son rythme métabolique et abaisse sensiblement sa température corporelle, pendant parfois plusieurs semaines.

 
 
    Cas particuliers d’écholocation chez les oiseaux

L’écholocation  est bien connue chez les chauves-souris et les cétacés. On ne connait que deux cas chez les oiseaux : quelques martinets d’Asie du Sud-est (Salanganes) et chez un étrange oiseau, le guacharo des cavernes (Steatornis caripensis) qui vit dans la moitié nord de l’Amérique du sud et qui est proche des engoulevents. Cette espèce émet des sons pour se diriger dans l’obscurité des grottes où elle vit.

 

Des oiseaux du Kenya, les « grands indicateurs » (Indicator indicator) adorent le miel. L’ennui c’est que le miel est dans les ruches et très bien gardé par les abeilles ! Il a trouvé une solution : se faire aider par les hommes. L’oiseau attire l’attention des hommes et siffle d’une façon particulière, puis les guide dans la direction de la ruche. Une fois arrivés, les hommes chassent les abeilles, ouvrent la ruche, prennent le miel et laissent le reste à l’oiseau, qui est ravi ! La coopération fonctionne si bien que l’indicateur est appelé en anglais « honeyguide » (guide de miel ).

 
 

Les éléphants vivent dans la savane, les groupes sont parfois très éloignés les uns des autres, ce qui est embêtant pour communiquer et surtout pour se reproduire, quand on sait qu’une femelle entre en chaleur seulement 2 jours tous les 4 ans ! Les scientifiques avaient observé les déplacements des éléphants et savaient qu’ils communiquaient, mais comment ? Puis ils se sont aperçu que les éléphants communiquaient par infrasons, il n’y avait que cette solution pour de si grandes distances.

Les éléphants utilisent aussi la communication vibratoire, ils tapent sur le sol avec leurs pieds pour envoyer des vibrations à leurs congénères, ceux-ci les perçoivent également par leurs pieds qui sont équipés de capteurs de vibrations.